Twitter : @StephaneClaret Les deux? :)

Réseau social et logiciels d’entreprise (1ère partie)

Je l’indiquais récemment, les logiciels d’entreprise vont inévitablement intégrer de plus en plus de fonctionnalités inspirées du Web2.0 et plus précisément des réseaux sociaux.
Dans la pratique, comment ces logiciels vont-ils évoluer ?
 

Pour y répondre, étudions d’abord ces services web2.0 qui tirent profit de fonctions sociales. En ce sens, BlogBang et Blogasty me semblent très intéressants à décrypter.

 

BlogBang (plateforme de mise en relation annonceurs-blogueurs) :
Profil : Visibilité accrue des contributeurs pour mise en relation avec vie réelle et numérique.
Statistiques, classement : Valorisation de l’utilisation intensive du service. Valorisation de la valeur ajoutée apportée par les contributeurs.
Recommandation d’autres membres : Dans l’ hypothèse où les abus sont écartés, crédibilité offerte à la fois aux membres et au service.
Vote : Implication des utilisateurs, valorisation de la valeur ajoutée apportée par les contributeurs.
Messagerie interne : Resserrer le couple service – communauté des utilisateurs et dynamiser la communauté (échanges, mises en relation).

 

Blogasty (Digg-like francophone) :
Profil : Visibilité accrue des contributeurs pour mise en relation avec vie réelle et numérique.
Amis : Valorisation par l’intermédiaire de la qualité et quantité du réseau, autrement dit le niveau d’intégration à la communauté des utilisateurs. Ce point est directement lié l’effort d’implication de l’utilisateur. 
Vote : Implication des utilisateurs, valorisation de la valeur ajoutée apportée par les contributeurs.
Qualification explicite du niveau d’implication : "blogueur amateur, blogueur influenceur…". En reprenant le concept né sur les forums de discussion, Blogasty valorise à la fois l’utilisation intensive du service et la qualité des contributions. Cette qualification fait foi et devient un référentiel.

Messagerie interne : Resserrer le couple service – communauté des utilisateurs et dynamiser la communauté (échanges, mises en relation).

 

Mes remarques :
- Ces services jouent sur l’égo des utilisateurs pour les fidéliser, la reconnaissance des pairs étant une conséquence directe du niveau d’implication.
- Le nombre et la pertinence des possibiltés d’échanges entre utilisateurs est fortement lié au niveau de dynamisme des communautés d’utilisateurs.

 

Ces deux caractéristiques totalement cohérentes avec les besoins de services web2.0  trouvent aussi du sens pour des services dédiés aux professionnels, mais également au sein même  de l’entreprise.

Prochainement,  j’évaluerai certains services d’entreprises innovants tels que Feedback 2.0 ou encore MyQuire. La comparaison services Web2.0 et  logiciels d’entreprises sera alors riche en enseignements.

 

Cyrille


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Quand les réseaux sociaux viennent au SaaS.


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Un éditeur SaaS doit-il sous-traiter sa facturation ?


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Oracle et SAP vus par Salesforce.com

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On m’a fait découvrir hier une interview de Pierre Soria, directeur général de Salesforce.com France. L’arrivée d’Oracle et SAP sur le SaaS y est évoquée, notamment les difficultés auxquels ceux-ci pourraient être confrontés : la canibalisation et la capacité de montée en charge.
salesforce
Issue du JDN, la voici en intégralité :

JDN :Comment analysez-vous l’évolution de la demande des entreprises envers le SaaS ?

Pierre Soria (SF) :
Toutes les entreprises qui ont implémenté un projet de CRM savent ce qu’il en coûte en termes de dépenses, de temps, de défi informatique ou de mise à jour logicielle. Mais elles n’oublient pas pour autant combien il est difficile d’adapter leurs systèmes aux évolutions du marché.

Le débat sur l’adoption du modèle SaaS s’est porté avant tout sur le marché des PME parce que ce type de solutions disponibles à partir d’une connexion Web s’est révélé particulièrement attractif pour des organisations comme elles.

Le SaaS leur permet en effet de travailler avec des applications dès le premier jour et ne nécessitent pas de ressources importantes en termes de gestion ou de maintenance des logiciels, ni en infrastructure, ce qui est le lot des offres logicielles traditionnelles.

JDN :Craigniez-vous l’arrivée de poids lourds tels qu’Oracle et SAP dans l’arène du SaaS ?

Pierre Soria (SF) :
Compte tenu de l’émergence du modèle à la demande, tous les grands acteurs sont obligés de s’intéresser a ce type d’offre et multiplient les annonces. Dans les fait, les solutions tardent à être disponibles pour plusieurs raisons.
“Nous supportons aussi bien les plus petits projets que ceux de plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs”

La première est que les offres SaaS d’Oracle et d’SAP vont cannibaliser leurs activités traditionnelles qui génèrent leurs revenus. La deuxième est que ces offres ne sont pas dans leur cœur de métier et que les moyens dont ils disposent pour créer ces offres sont limités.

Enfin, ils essayent de limiter l’étendue de leurs offres à la demande selon la taille de leurs clients, faute de capacités suffisantes de leurs systèmes. De notre coté, le SaaS représente 100% de notre chiffre d’affaires. Notre solution est par ailleurs conçue pour supporter de projets de petite taille, aussi bien que ceux de plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs.

JDN : Pouvez-vous dresser le portrait-robot type de vos clients ?

Pierre Soria (SF) :
Les clients de Salesforce.com sont des entreprises de toutes tailles, et vont de la petite entreprise innovante à la recherche d’un avantage concurrentiel, à la grande entreprise, telle que Merrill Lynch avec 25.000 utilisateurs, à la recherche d’une solution fiable capable d’évoluer avec leur marché et de leur fournir un retour immédiat sur investissement.

Les deux acteurs de la sécurité informatique que sont Symantec et Cisco nous ont d’ailleurs choisi au terme de processus d’évaluation poussée et constituent à ce titre pour nous les meilleurs ambassadeurs.

Avec plus de 38 100 clients et plus d’1 million d’abonnés utilisant nos solutions, Salesforce.com sait répondre à des besoins très différents tels que ceux rencontrés par BNP Paribas, Calyon, Suez, Zodiac, Air Liquide ou encore ADP. Et si Salesforce.com sait répondre aux besoins de ces entreprises alors, il peut le faire pour n’importe quelle autre société.

Cyrille
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Post de la semaine n°10 : Bientôt des acquisitions pour le SaaS ?

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Chaque semaine, je présente un post qui m’a marqué : Unreasonable Men décrypte les mouvements d’acquisitions attendues sur le secteur du SaaS.

Nous sommes en effet certainement dans une période d’attente avant des mouvements d’acquisition sur le secteur du SaaS.
Le secteur est encore jeune et très fragmenté. Ceci est un premier signe avant coureur de futures acquisitions. D’autre part, les acquisitions sont opportunes sur un secteur en forte croissance, car Il est encore temps de tenter d’obtenir une position dominante.
Les leaders du SaaS vont donc tenter de renforcer leur position dominante en poursuivant et accélérant leurs rachats (exemple : Salesforce.com a racheté Kieden).
Ceux ayant manqué le wagon du SaaS vont vouloir se positionner en rachetant directement un acteur bien placé ou même un leader (cf la rumeur de rachat de Salesforce.com par Oracle).

Au delà de ces mouvements d’acquisitions en devenir, comment vont être absorbés les acteurs rachetés ? Comment intégrer différentes plateformes SaaS ? Est-ce réellement possible de viser une intégration complète de 2 platesformes SaaS : architecture, bases de données, administration, facturation, reporting… ?
Il est fort à parier que ces problématiques lourdes auront probablement des incidences fortes sur les choix d’acquisitions à opérer.

Lire l’article de Unreasobable Men (en anglais).

Cyrille
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