Twitter : @StephaneClaret Les deux? :)

Faire de l’argent en ligne sans VC* !


David Henemeier Hansson, créateur de Ruby-on-Rails, fait partie de l’aventure 37signals, start-up à l’origine du célèbre outil de gestion de projet nommé Basecamp. Le mois dernier à Startup School (Stanford), il nous a offert une remarquable présentation en droite ligne avec la philosophie 37signals, dans laquelle il aborde le lancement d’un business en ligne. Voici les principaux conseils qu’il y prodigue :

 

1) Définir un business model simple : "Great application + Price = Profit"

2) Mieux vaut viser un business d’1Million$ ayant 1chance/10 de réussir, plutôt qu’un business d’1Milliard$ ayant 1chance/10 000 de réussir.

–> C’est tout bête, mais 2000 clients à 40$/mois = CA de 1Million$

3) Cibler la longue traîne des PME.

4) Mener son business à son propre rythme – sans VC – est un vrai bonheur.

 

C’est donc un petit vent de fraîcheur, une alternative au classique rêve de création du prochain Google-Facebook et de levées de fonds exceptionnelles.

 


Watch live video from HackerTV on Justin.tv

 

Ça vous donne envie de vous lancer ?

En bonus, je vous propose cet article d’onstartups.com qui tempère l’intérêt des levées de fonds auprès de VCs.


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Lançons la beta, on s’occupera de la facturation plus tard…


L’expérience montre que la plupart des éditeurs SaaS se préoccupent du sujet pricing sur le tard. C’est pourtant une problématique clé qui impacte l’application elle-même et son architecture.

 

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette faiblesse : Vision à long terme défaillante, tâtonnements dans l’élaboration du business model, priorité axée sur une mise en ligne le plus rapidement possible du service, difficultés techniques à surmonter.  En reportant ce sujet, on s’expose à des difficultés difficilement surmontables par la suite.

 

Est-ce raisonnable de risquer une situation de blocage à un moment clé de l’expansion d’un projet ? Lorsque un produit atteint un niveau de maturité intéressant pouvant séduire de nouveaux profils, on découvrirait ce nouveau sujet devenu absurdement complexe ? à savoir :

1) Quel modèle de prix mettre en place ?

2) comment l’intégrer à l’application existante ?

 

Concernant le point 1), la plupart des éditeurs ont (espérons-le) une expérience solide de l’élaboration de modèles de prix. Cependant, difficile de passer sans douleur d’un modèle archaïque (1 transaction ponctuelle) à un modèle s’inspirant des opérateurs télécoms, où la grande valeur de l’éditeur réside dans la capacité de fidélisation de ses clients.

Pas facile non plus de trouver l’unité de comptage la plus pertinente. Sur ce point, mieux vaut rechercher la plus simple, même si elle est imparfaite (Basecamp – tarification au nombre de projets, Message Business – tarification au nombre d’emails envoyés…)

 

Pour le point 2) Une fois esquissés les contours de ce modèle de prix de type abonnement, vient la problématique – ardue – de l’intégration du système de facturation. Les impacts sur l’application elle-même sont nombreux, des incohérences de fond pouvant alors émerger. Je pense notamment à un cloisonnement des données absent ou au contraire trop important qui donnerait du fil à retordre aux traitement de facturation. En définissant en amont les informations clés liées à la facturation, on gagne grandement en souplesse par la suite – on évite en prime quelques casses-têtes et maux de têtes… -.

 

Le mieux reste de mettre en place toute l’infrastructure de son système de facturation dès la version beta de son service. Plus facile à dire qu’à faire, étant donné que cette période est riche de problématique techniques à résoudre. D’OÙ l’intérêt de systèmes out-sourcés, qui peuvent se plugger sur un service SaaS, solution que j’évoquais il y a quelques semaines.

 

Cyrille


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Google a son PaaS


J’ai manqué de réactivité sur le coup, mais mieux vaut tard que jamais. Je souhaitais faire un retour sur la dernière annonce de google, le lancement de Google App Engine.

google_appengine
A la manière de Salesforce via Force.com, Google va proposer une offre PaaS (Platform-as-a-Service). Google App Engine permettra de développer puis d’héberger en SaaS des sites dynamiques.

 

Les limitations sont pour le moment très structurantes :
- le langage supporté est obligatoirement Python.
- un accès un compte gratuit (limité à 500 MB de stockage et 5 millions de pages vues) maximum par mois.

 

Je n’ai que peu d’infos sur le sujets, mais Google App Engine parait bien placé pour séduire les porteurs de projets persos ou startups.
En ce sens, Google parait mieux positionné que Salesforce. Le peu d’attrait de la plateforme Salesforce pour les startups a par ailleurs été récemment soulevée, et l’appétence pour Force.com est plutôt à chercher du côté des grandes DSI.

 

Amazon reste de son côté axé sur l’hébergement à la demande.
Les 3 géants du SaaS – Salesforce, Amazon et Google – ne s’affrontent donc pas encore frontalement (pour combien de temps ?).

 

Pour en savoir plus, des questions réponses sur Google App Engine (en anglais) :
http://redmonk.com/sogrady/2008/04/09/clouds-rolling-in-the-google-app-engine-qa/


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Invitations Twine

Il me reste des invitations pour Twine, service pionnier dans le domaine du web sémantique. Laissez votre email en commentaire si vous êtes intéressé. Ci-dessous la démo de Nicolas Cynober :


W3F – Présentation de la beta de Twine from Nicolas Cynober on Vimeo.


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SaaS : dernières tendances

En mars a eu lieu la conférence SaaScon à Santa Clara (Californie). Saugatuck y a présenté les résultats d’une enquête mondiale concernant le SaaS.
Le compte-rendu de cette enquête dégage les toutes dernières tendances du secteur. Merci a Hervé Gonay de Smartline Systems qui m’a transmis ce lien.

 

Les résultat sont classés selon en 7 points :
1) Le taux de pénétration et d’adoption du SaaS continue de progresser pour toutes les entreprises, de toutes tailles confondues. L’adoption est d’ailleurs de plus en plus acceptée pour des projets coeur-business.

 

2) Le SaaS est mondial : En europe, le décalage est d’environ 12 mois par rapport aux USA. Le taux d’adoption est donc sur le point d’exploser, sous l’impulsion de la GBR, du bénélux et des pays nordiques.
La France et l’Allemagne suivent ensuite avec l’Asie. le décalage est alors de l’ordre de 18 à 24 mois, mais la courbe de croissance est pressentie comme étant identique.

 

3) 84% des responsables IT sont satisfaits ou très satisfaits des solutions SaaS. Ce niveau de satisfaction client est exceptionnellement élevé.
Tout particulièrement pour les besoins correspondants à la première génération de logiciels SaaS (voir schéma ci-dessous ‘Wave I’). Les points forts du SaaS en théorie se vérifient alors dans la pratique : fonctionnalités, temps de réponse, disponibilité, prix.
Concernant les besoins de la 2ème et 3ème vagues de croissance du SaaS, qui demandent plus d’interopérabilité, du workflow personnalisé, des intégrations de process et de doonnées, les solutions SaaS ne sont pas encore au même niveau (voir schéma ci-dessous ‘Wave II’ et ‘Wave III’).

 

image

 

4) Les logiciels SaaS stand-alone dans la première vague gagnent en capacité d’intégration avec les architectures des entreprises, que ce soit par l’intérmédiaire des services Web (vague 2) puis par l’intégration et le management des process (vagues 3 et 4).

 

5) Le nombre de plateformes SaaS explosent. Leur niveau de robustesse et d’ouverture se renforce rapidement.

 

6) Les revendeurs migrent en masse vers le SaaS. Mouvement peu évident pour beaucoup, car ils doivent s’adapter à de nouveaux modes de travail, de nouvelles technologies et une culture différente.

 

7) Le nombre de fusions-acquisitions augmentera certainement.

 

En somme que du bon ! (et l’océan n’est pas encore rougeoyant ;) )

 

Cyrille


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