Twitter : Salesforce se rapproche des autres "clouds"http://tinyurl.com/6a4gh2

SaaS : dernières tendances

En mars a eu lieu la conférence SaaScon à Santa Clara (Californie). Saugatuck y a présenté les résultats d’une enquête mondiale concernant le SaaS.
Le compte-rendu de cette enquête dégage les toutes dernières tendances du secteur. Merci a Hervé Gonay de Smartline Systems qui m’a transmis ce lien.

 

Les résultat sont classés selon en 7 points :
1) Le taux de pénétration et d’adoption du SaaS continue de progresser pour toutes les entreprises, de toutes tailles confondues. L’adoption est d’ailleurs de plus en plus acceptée pour des projets coeur-business.

 

2) Le SaaS est mondial : En europe, le décalage est d’environ 12 mois par rapport aux USA. Le taux d’adoption est donc sur le point d’exploser, sous l’impulsion de la GBR, du bénélux et des pays nordiques.
La France et l’Allemagne suivent ensuite avec l’Asie. le décalage est alors de l’ordre de 18 à 24 mois, mais la courbe de croissance est pressentie comme étant identique.

 

3) 84% des responsables IT sont satisfaits ou très satisfaits des solutions SaaS. Ce niveau de satisfaction client est exceptionnellement élevé.
Tout particulièrement pour les besoins correspondants à la première génération de logiciels SaaS (voir schéma ci-dessous ‘Wave I’). Les points forts du SaaS en théorie se vérifient alors dans la pratique : fonctionnalités, temps de réponse, disponibilité, prix.
Concernant les besoins de la 2ème et 3ème vagues de croissance du SaaS, qui demandent plus d’interopérabilité, du workflow personnalisé, des intégrations de process et de doonnées, les solutions SaaS ne sont pas encore au même niveau (voir schéma ci-dessous ‘Wave II’ et ‘Wave III’).

 

image

 

4) Les logiciels SaaS stand-alone dans la première vague gagnent en capacité d’intégration avec les architectures des entreprises, que ce soit par l’intérmédiaire des services Web (vague 2) puis par l’intégration et le management des process (vagues 3 et 4).

 

5) Le nombre de plateformes SaaS explosent. Leur niveau de robustesse et d’ouverture se renforce rapidement.

 

6) Les revendeurs migrent en masse vers le SaaS. Mouvement peu évident pour beaucoup, car ils doivent s’adapter à de nouveaux modes de travail, de nouvelles technologies et une culture différente.

 

7) Le nombre de fusions-acquisitions augmentera certainement.

 

En somme que du bon ! (et l’océan n’est pas encore rougeoyant ;) )

 

Cyrille


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Réseau social et logiciels d’entreprise (suite et fin)

Pour mieux comprendre comment les fonctionnalités de type réseau social peuvent s’intégrer dans les logiciels d’entreprise, j’ai évoqué en premier lieu comment ces fonctionnalités s’intègrent aux services Web2.0. Seconde étape, j’applique à présent la même démarche aux services professionnels. Certains d’entre eux sont des pionniers dans l’intégration de fonctionnalités sociales :

 

My Quire (gestion de projet) :
- Goupes : Créer à chaud une organisation matricielle transverse, pour s’adapter au changement.
- Networks - friends : Identifier les réseaux mixtes pro-perso.
- Profil : Visibilité accrue des contributeurs pour mise en relation avec vie réelle et numérique.

 

BlueKiwi (Enterprise Social Software) :
- Gérer des communautés : Créer à chaud une organisation matricielle transverse, pour s’adapter au changement.
- Réseau social automatiquement représenté sous forme de nuages de tags (pas déclaratif) : Connaître le réseau interne d’un collaborateur. Identifier des personnes clés.
- Collaborateurs les plus impliqués sur un sujet : Identifier les experts et leaders d’opinion dans l’entreprise. Identifier des personnes clés.

 

Feedback 2.0 (Dans une position intermédiaire pro/grand public, Feedback2.0 propose une plateforme de feedback impliquant les communautés d’utilisateurs/clients) : 
- meilleurs contributeurs : Valorisation de l’utilisation intensive du service. Valorisation de la valeur ajoutée apportée par les contributeurs.  Permet d’identifier les experts d’une thématique.
- profil des contributeurs : Visibilité accrue des contributeurs pour mise en relation avec vie réelle et numérique.

 

Deux remarques principales, les fonctionnalités de réseau social intégrées à des logiciels pros permettent de :

1) Créer manuellement ou automatiquement une communauté autour d’une thématique ou d’un projet donné.

2) Identifier les experts et leaders d’opinion pour une thématique.

 

Si on compare l’intégration de fonctionnalités sociales dans les services web2.0 grand public et dans les logiciels d’entreprises, on note :

- une multiplicité de moyens d’échanges informels qui reste plus variée dans les services web2.0.

- un structuration plus forte des communautés pour les services destinés aux professionnels, qui répond principalement à un besoin de confidentialité.

 

Voici un résumé sous forme de mapping, qui met en avant les 2 points précédents, en classant les services web étudiés selon la variété des échanges entre utilisateurs (ordonnée) et la capacité à structurer de communautés au fil de l’eau (abscisses). Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

     

services-Web_et_fonctionnalités-sociales 

 

Les logiciels d’entreprise gagneraient à augmenter le niveau d’échanges entre utilisateurs pour fidéliser et dynamiser les communautés.

 

De son côté, Feedback 2.0 a une position atypique car traite un usage très concis à la manière des services web2.0 grand public. Il a su également s’en inspirer en travaillant sur l’implication des utilisateurs.

 

Dans tous les cas, la notion d’entreprise étendue (entreprise + partenaires, fournisseurs, consultants, clients…) est peu présente. Il est certes possible de la traiter dans certains outils, mais elle n’est ni explicite ni gérée finement (prérequis pour traiter les problématiques de confidentialité et sécurité).

 

Cyrille


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Réseau social et logiciels d’entreprise (1ère partie)

Je l’indiquais récemment, les logiciels d’entreprise vont inévitablement intégrer de plus en plus de fonctionnalités inspirées du Web2.0 et plus précisément des réseaux sociaux.
Dans la pratique, comment ces logiciels vont-ils évoluer ?
 

Pour y répondre, étudions d’abord ces services web2.0 qui tirent profit de fonctions sociales. En ce sens, BlogBang et Blogasty me semblent très intéressants à décrypter.

 

BlogBang (plateforme de mise en relation annonceurs-blogueurs) :
Profil : Visibilité accrue des contributeurs pour mise en relation avec vie réelle et numérique.
Statistiques, classement : Valorisation de l’utilisation intensive du service. Valorisation de la valeur ajoutée apportée par les contributeurs.
Recommandation d’autres membres : Dans l’ hypothèse où les abus sont écartés, crédibilité offerte à la fois aux membres et au service.
Vote : Implication des utilisateurs, valorisation de la valeur ajoutée apportée par les contributeurs.
Messagerie interne : Resserrer le couple service - communauté des utilisateurs et dynamiser la communauté (échanges, mises en relation).

 

Blogasty (Digg-like francophone) :
Profil : Visibilité accrue des contributeurs pour mise en relation avec vie réelle et numérique.
Amis : Valorisation par l’intermédiaire de la qualité et quantité du réseau, autrement dit le niveau d’intégration à la communauté des utilisateurs. Ce point est directement lié l’effort d’implication de l’utilisateur. 
Vote : Implication des utilisateurs, valorisation de la valeur ajoutée apportée par les contributeurs.
Qualification explicite du niveau d’implication : "blogueur amateur, blogueur influenceur…". En reprenant le concept né sur les forums de discussion, Blogasty valorise à la fois l’utilisation intensive du service et la qualité des contributions. Cette qualification fait foi et devient un référentiel.

Messagerie interne : Resserrer le couple service - communauté des utilisateurs et dynamiser la communauté (échanges, mises en relation).

 

Mes remarques :
- Ces services jouent sur l’égo des utilisateurs pour les fidéliser, la reconnaissance des pairs étant une conséquence directe du niveau d’implication.
- Le nombre et la pertinence des possibiltés d’échanges entre utilisateurs est fortement lié au niveau de dynamisme des communautés d’utilisateurs.

 

Ces deux caractéristiques totalement cohérentes avec les besoins de services web2.0  trouvent aussi du sens pour des services dédiés aux professionnels, mais également au sein même  de l’entreprise.

Prochainement,  j’évaluerai certains services d’entreprises innovants tels que Feedback 2.0 ou encore MyQuire. La comparaison services Web2.0 et  logiciels d’entreprises sera alors riche en enseignements.

 

Cyrille


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Quand les réseaux sociaux viennent au SaaS.

Le SaaS n’est pas voué à se limiter à l’offre d’un logiciel en ligne - de manière mutualisée -. Par définition disponible sur le Web, un logiciel SaaS a besoin de cet écosystème du Web pour prendre son envol commercial, d’abord en recrutant sa communauté d’utilisateurs. Mais pas seulement. Un éditeur SaaS doit se poser des questions de fond sur l’intégration de fonctionnalités sociales à son usage, et certainement pas comme un simple gadget, parce qu’"il faut mettre du social, c’est hype et ça fait Web2"…

Le SaaS vient déjà aux réseaux sociaux par les API, widget, mashup… Initiée par les éditeurs ayant créé des modules complémentaires pour Facebook (par exemple Zoho), la démarche n’en est cependant qu’à ses débuts. Le développement d’initatives telles que Google Open Social fluidifiera sans doute l’utilisation des applications SaaS dans les réseaux sociaux eux-mêmes grâce notamment à :
-  L’amélioration des échanges de données entre différentes plateformes ;
- Une meilleure fluidité de navigation entre les différents usages pour constituer un espace de travail continu.

Cette tendance est déjà bien engagée.  A présent, les réseaux sociaux doivent eux aussi pouvoir venir au SaaS. L’extension Xobni pour outlook - qui bénéficie d’un certain buzz actuellement - fonctionne certes encore en mode offline mais préfigure certainement les contours des futurs webmails : remontée d’infos sur les interactions sociales, navigation par profil.
Autre exemple, Wordpress, après le recrutement d’Andy Peatling - le développeur à l’origine de BuddyPress, réseau social bâti sur Wordpress - serait en passe d’adopter une démarche d’intégration de réseau social à sa plateforme.

 
Les services SaaS grands publics et professionnels auront je pense 2 approches différentes :

Un service SaaS grand public devrait pouvoir s’ouvrir aux réseaux sociaux pour élargir sa communauté d’utilisateurs, élément critique de rentabilité pour une plateforme SaaS. Les réseaux sociaux pros, semi-pros ou grand public actuels (LinkedIn, Facebook, MySpace,…) sont potentiellement adaptés à une intégration soit des services SaaS aux réseaux sociaux, soit à plus long terme des réseaux sociaux aux services SaaS.

Je vois par contre mal les services SaaS professionnels s’ouvrir dans une telle ampleur, certains risques - principalement liés à la confidentialité des données - étant plus élevés.
C’est l’option d’intégration des réseaux sociaux aux services SaaS qui me parait la plus intéressante. Probablement dans un mode différent d’un service SaaS grand public, l’intégration de services externes non validés posant problèmes (excepté pour les logiciels de CRM, qui j’en suis convaincu doivent progresser dans l’intégration de la dimension réseaux sociaux).

En intégrant une couche réseaux sociaux aux logiciels métiers, un décryptage des modes de fonctionnement est possible, et pourrait mener au développement de fonctionnalités menant à l’amélioration de la performance individuelle et collective.

J’ai classé dans ce schéma les modes d’intégration possibles entre réseaux sociaux et services SaaS, pour le grand public et le BtoB :

 

saas_and_social_networks 

Des contributions sur ce vaste sujet ? Des remarques sur ce schéma ?

 

Cyrille


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Un éditeur SaaS doit-il sous-traiter sa facturation ?

La facturation n’est clairement pas le coeur de métier d’un éditeur SaaS, et construire un système de facturation maison est complexe et mobilise beaucoup de ressources. Pourtant, il semble que la plupart des éditeurs s’évertuent à bâtir leur propre système de facturation, faute peut-être de solutions prêtes-à l’emploi adaptées.

En effet, les système de facturation en SaaS doivent prendre en compte plusieurs spécificités. La facturation est dynamique car généralement basée sur l’usage réel du service, et un back-office de CRM doit y être associé.


Avant de se lancer dans l’ élaboration complexe d’un système maison, il est donc bon de prendre un peu de recul et évaluer les possibilités d’out-sourcing.

 

Pour trouver les prestataires capables de fournir la plateforme adéquat, penchons-nous sur les systèmes les plus répandus dans le secteur des services.


Tout d’abord, ceux utilisés dans le secteur des télécoms : la facturation y est construite autour de la voix + la data. Difficile dans ce cas d’adapter facilement  le système à une offre SaaS.

Dans un post publié hier, Krissi Danielson aborde un deuxième secteur, celui des jeux vidéos en ligne. Ceux-ci ont été précurseurs dans la monétisation de services en ligne à la demande. Certains services mettent en oeuvre des places de marché particulièrement élaborées. Cependant, là aussi, difficile d’imaginer une transposition immédiate de ces systèmes pour le SaaS.

 

Heureusement, des acteurs commencent à investir ce marché et proposent des plateformes de facturations complètes liées à un backoffice CRM. Aria (http://www.ariasystems.com/) ou Lecayla (http://www.lecayla.com/) creusent ce sillon et proposent des solutions au clé en main, paramétrées selon le mode de facturation souhaité. 

Reste à connaître le coût de ces solutions. Info que je n’ai malheureusement pas encore (Quelqu’un aurait-il des ordres de grandeur en tête ?).


Dans tous les cas, cela me semble être une alternative intéressante au partenariat  complet avec Salesforce.com, Amazon ou encore Ebay.


D’autres noms de fournisseurs de plateformes de facturation clé en main ?


Cyrille


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